Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 13:11

C’est un Amiral en mode détente qui s’est exprimé après-match ne cachant pas sa préférence pour un duel contre Chalon en demi.

 

Comment te sens-tu après cette qualification pour les demies ?

Très heureux. Si on peut résumer les deux matchs, ça n’a pas été facile. Le PL nous a donné beaucoup de fil à retordre. Ils se sont mis en mode playoffs et c’était complètement différent de ce que l’on a pu voir aux matchs aller et retour. Défensivement chez nous ils nous avaient posés beaucoup de problèmes. Ici ils ont été très agressifs aussi. Ils se sont battus juste qu’au bout. Et si j’avais été un supporter j’aurais pu dire qu’ils auraient mérité un match 3. Mais je suis un joueur d’Orléans donc il n’en était pas question. C’est vrai qu’ils nous ont donné du fil à retordre donc c’est encore plus gratifiant. Ça nous montre le chemin qu’il faut prendre pour aborder la demi-finale de la meilleure des manières.

 

Ce qui a changé aussi c’est les joueurs ayant apporté du danger, différents de ceux du match aller…

Pour vous ça change mais pour nous ça ne change pas. Depuis le début de la saison ça a été comme ça. Ce ne sont jamais les mêmes qui ont sorti leurs têtes comme ça. D’abord on a une force collective et après il y’en a toujours un ou deux selon les matchs qui vont sortir une grosse prestation. Ce soir (hier), c’était Maël mais il ne faut pas sortir Cedrick aussi qui nous a vraiment mis offensivement dans le match dès le début et à la fin où il a mis des paniers vraiment importants. C’est une force collective, ça ne va pas changer. On est juste encore plus déterminé.

 

Le rebond a été une donnée prépondérante ?

 Les rebonds et les balles perdues aussi (on lui souffle alors le nombre exact)…. 18 c’est encore beaucoup (il se marre). Au rebond c’est bien parce que franchement au match aller on s’était fait bouffer, ils avaient pris près de la moitié plus que nous. Malgré tout on avait gagné ce match-là donc on savait que si on arrivait à contrôler les rebonds et les balles perdues, on avait de grandes chances de gagner ce match parce s’ils nous dominent chez nous, c’est une chose mais s’ils nous dominent chez eux on avait pratiquement aucune chance de gagner. Donc ça on l’a très bien fait après on a fait ce qu’on a pu en défense. Mais des mecs comme Chatfield ils sont insupportables (il sourit). Tu as beau mettre une grosse défense sur eux mais ce sont des forts scoreurs donc ils rentrent dedans quand même. On a quand même su détruire, entre guillemets, leur jeu collectif. Après c’était plus des actions individuelles. Mais ça n’était pas suffisant pour gagner un match de playoffs.

 

Le public aussi à eu son importance, vous étiez presque à domicile…

Un peu à Orléans et un peu à Cergy aussi (il se marre). Il y’avait pas mal d’amis à moi mais à chaque fois que l’on joue à Paris que ça soit Georgi, Yohann ou moi, notre public là est là, plus les supporters d’Orléans donc ça fait beaucoup. Il y’avait presque la moitié, fifty-fifty donc ça aussi ça a apporté. C’est important pour nous et aussi pour les supporters de venir assister à ce genre de match, de voir une qualification en demi-finale de leur équipe.

 

Bercy ne serait pas loin pour eux non plus ?

Bercy c’est proche et c‘est très loin en même temps. La distance ça ne fait pas beaucoup mais la distance pour y arriver c’est autre chose. On va d’abord se concentrer sur la demi-finale. On ne sait pas encore qui on va jouer mais dans tous les cas ça va être un gros morceau. Depuis pratiquement le début dans ces playoffs, tout le monde dit que tout le monde peut créer la surprise.

 

Tu as une préférence pour l’adversaire en demi ?

C’est entre Roanne et Chalon ? Ben je vais dire Roanne (sourires). Chalon en ce moment ils ne sont pas bons à prendre. Sans manquer de respect à Roanne, il faut dire ce qui est ; Chalon ils sont sur une autre planète. Mais ça ne nous fait pas peur. On préfère Roanne mais si c’est Chalon on va leur rentre dedans sans problème.

 

On ne parle pas trop de vous depuis le début de la saison mais plutôt de Chalon et du BCM ; est-ce-que c’est lié à votre collectif où les individualités ne ressortent pas ?

C’est plutôt normal, ils ont quand même dominé toute la saison. Nous on est troisième et il y’a pas mal de victoires qui nous séparent avec ces deux équipes. Mais nous on vient pour gagner des titres et gagner de l’argent (il rigole). Après je m’en fous qu’on parle de moi ou pas. Le premier titre que j’ai gagné, quand j’étais à l’ASVEL, on ne parlait pas beaucoup de nous. Quand on le faisait, c’était en mal. Mais que les médias parlent du BCM et de Chalon, c’est tout à fait normal. L’une a fini première largement en tête et l’autre a gagné les AS et la Coupe de France. Nous on a encore rien gagné, on est troisième. C’est très très bien. On est content, c’est au-delà de ce qu’on pouvait imaginer en début de saison. Mais après on ne va pas faire un caca nerveux parce que les gens ne parlent pas de nous.

 

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Par Barbara Youinou - Publié dans : Interview
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 23:05

Saison régulière, play-offs, recrutement, projet de wild-card… petit tour d’horizon de l’actualité de Fos sur Mer avec l’entraineur Rémi Giuitta.

BasketActu : Cette qualification pour les play-offs, c’est une confirmation du travail de l’an dernier ?

Rémi Giuitta : On espérait se requalifier pour les play-offs, c’était un peu l’objectif interne au groupe. Le club avait fixé officiellement l’objectif de se maintenir mais on avait un groupe ambitieux et c’est une satisfaction de se requalifier. On aurait espéré faire mieux que l’an dernier mais là on est à une place en moins à cause d’un pointaverage qui nous est défavorable par rapport à Aix-Maurienne. Mais en début de saison on aurait signé pour un tel résultat.

Après il y’a un petit peu un goût amer car il y’a plusieurs matchs à notre portée qu’on a laissé passer : Vichy, Rouen, Denain à Denain… On a eu quelques contre-performances et sans ça on aurait presque pu faire mieux cette saison au vue de ce qui s’est passé.

 

BasketActu : Il doit y avoir de la satisfaction par rapport aussi aux paris fait au niveau du recrutement…

RG : C’est pour ça que je dis que l’on peut quand même se satisfaire des résultats car on avait quand même pris des risques notamment concernant Edouard (Choquet). Il n’avait plus joué meneur depuis ses années cadet et j’avais eu envie de le replacer sur ce rôle-là. On n’avait pas vraiment assuré de deuxième meneur. Mohamed Hachad pouvait tenir ce rôle mais il n’a pu jouer qu’un match sur la saison, le premier. Donc c’est vrai que par rapport à ça, on est très satisfait.

Après, on est autant frustré que Sacha (Giffa) qui a été beaucoup blessé cette année. Il a enchainé les pépins physiques et il n’a jamais pu être vraiment à 100%. A ce niveau-là, c’est quand même un peu une déception parce qu’on a eu plusieurs facteurs qui nous ont été défavorables dans ce domaine. Après Bill Clark, ça reste un rookie avec les irrégularités qu’il peut y avoir avec ce genre de joueur. Mais il avait quand même l’état d’esprit, il avait adhéré au projet. Dans l’ensemble, je pense que le recrutement a été réussi. Malgré quelques blessures, ça reste très positif.

 

BasketActu : Même au niveau des pigistes il n’y a pas eu d’erreurs finalement ?

RG : C’est sur que sur les pigistes aussi on n’a pas vraiment eu de problèmes. Sur sa pige de Blake Hoffarber, il nous a bien aidé sur les matchs aller contre Aix-Maurienne notamment, à Antibes aussi. Il nous a sorti des matchs où ses qualités d’adresse nous ont vraiment fait du bien. Comme Richard Roby dernièrement qui n’était pas en forme physique quand il est arrivé. On refait un travail là-dessus pour le rendre encore plus opérationnel en vue des play-offs. Il compense un peu plus l’absence d’Hachad par rapport à ce que faisait Blake Hoffarber parce qu’avec lui on avait pris l’option d’être dans un registre complètement différent. Offensivement, il est vrai que ça nous amène une menace supplémentaire.

Mais personne n’a vraiment remplacé Hachad et je pense que c’est vraiment le gros point noir de cette saison.  C’est un joueur qui dans mon dispositif était vraiment hyper-important parce qu’il avait cette polyvalence, c’est quelqu'un très altruiste. C’était notre meilleur rebondeur l’année dernière alors qu’il jouait poste 2. Des postes 2 comme lui un peu atypiques, qui peuvent faire plein de choses on ne les remplace pas par un autre joueur. Il faudrait 2-3 joueur entre guillemets avec des profils différents pour combler tout ce que lui était censé apporter.

 

BasketActu : Côté blessure, Philippe Haquet a fait son retour face à Lille ; c’était important que lui et certains autres joueurs puissent jouer un peu avant les play-offs ?

RG : Ce match c’était un peu difficile à aborder d’abord après dix jours de coupure. L’avantage que l’on avait c’est qu’il n’y avait plus d’enjeu pour nous. Ce que j’avais décidé c’était surtout de faire un gros travail physique notamment avec les retardataires Soliman, Giffa, Haquet et Roby, quitte à prendre des risques et à ne pas gagner à Lille. Mais en même temps j’avais demandé aux joueurs de prendre le match au sérieux pour ne pas fausser le championnat d’une part. On avait un peu en travers de la gorge le fait que Limoges n’est pas préservé sa suprématie à domicile face à Aix-Maurienne ce qui a un peu réduit nos chances d’obtenir la quatrième place. On a voulu jouer le jeu jusqu’à la fin, sérieusement et en faisant tourner l’effectif.

 

BasketActu : Le retour d’Haquet va-t’-il vous permettre de faire souffler un peu Sherman Gay au poste 4 ?

RG : A vrai dire Sherman je le fais davantage jouer poste 5. Le gros avantage à pouvoir récupérer Philippe Haquet c’est qu’il a un profil que personne d’autre n’a dans l’équipe,  qui peut être intéressant et que l’on a beaucoup utilisé depuis l’année dernière avec beaucoup de réussite.

Donc c’était important de pouvoir récupérer une arme supplémentaire avant de pouvoir jouer contre une équipe comme Aix-Maurienne. On sait que la donne n’est pas simple, qu’il y’a beaucoup de talent, de verticalité et une grosse puissance physique dans la raquette.  S’il n’y a pas de soucis d’ici là, se retrouver avec un effectif au complet, ça ne sera pas du luxe.

 

BasketActu : Ça sera « la » clé du match cet effectif au complet face à une équipe un peu « surprise » ?

RG : Surprise pas tant dans les résultats parce qu’il y’a quand même un effectif de grande qualité. Il y’a trois Américains vraiment performants, les deux arrières Darnauzan et Ekanga qui font une superbe saison, jeunes en rotation qui ont pris confiance… Souvent les équipes d’Antoine Michon sont des équipes très offensives qui partagent beaucoup le ballon, où il y’a beaucoup de plaisir donc je ne suis pas étonné de leurs résultats. On voit que Darnauzan a résigné pour deux ans en refusant d’aller à Pau. Donc voilà c’est aussi une équipe qui réussit de part sa dynamique de groupe. Ils ont aussi un gros secteur intérieur qui use bien les défenses adverses.

 

BasketActu : L’expérience acquise l’an dernier sera un autre atout ?

RG : Oui ça sera peut-être un petit plus. Eux aussi en ont. Peut-être que l’on va aborder avec moins de pression, être moins stressés dans ces play-offs que l’année dernière où on était à un match de Bercy mais avec une marche peut-être un peu trop haute. On va pouvoir jouer avec un peu plus de sérénité. En plus le dernier face à Maurienne on avait été surclassé chez eux pendant une mi-temps. On avait été jusqu’a -30 à un moment donné. Donc cette fois, on va jouer avec presque rien à perdre et des fois c’est presque là qu’on est meilleur.

 

BasketActu : Il n’y a quand même pas un petit regret de ne pas avoir réussi à obtenir cette quatrième place ?

RG : Oui parce que c’est toujours préjudiciable. On a fait un gros parcours à domicile cette saison donc ça veut dire que chez nous il est toujours difficile pour nos adversaires de venir gagner. Avoir l’avantage du terrain c’est toujours un plus.

Maintenant il faut être capable d’aller gagner des matchs à l’extérieur si on veut pouvoir faire un parcours en play-offs que ça soit en quart ou en demie. C’est la réalité. On l’a fait l’année dernière à Evreux, à Nanterre au match 1. On espère qu’on sera capable de le faire à Aix-Maurienne au match 1 et au match 3 si on va jusque là.

 

BasketActu : On a aussi beaucoup entendu parler de la wild-card ces derniers jours ; il y’a eu des avancées concrètes à ce sujet ?

RG : Nous ce projet de wild-card, ça n’était pas un projet club au départ. C’est un projet de la Ligue. Notre projet au sein du club c’est de se rapprocher de Marseille pour disputer des matchs au Palais des Sports, continuer à développer notre club. C’est pour ça aussi que j’ai résigné deux ans, que l’on garde l’ossature de cette année.  On bosse sur ce projet depuis ans quand la wild-card n’avait pas été évoquée. Mais nous ce qui nous importe c’est de venir sur la commune de Marseille disputer des matchs, créer des liens avec le public, faire progresser notre club au niveau commercial, avoir plus de financements privés pour équilibrer par rapport au fort soutien des collectivités locales que l’on a actuellement…. On a de plus en plus de monde et les gens se sont pris au jeu notamment grâce aux play-offs de l’année dernière.

Derrière il est vrai qu’est apparu ce projet de wild-card avec la LNB qui a dit qu’elle aimerait avoir un club sur Marseille. Naturellement touts les regards se portent sur nous parce qu’à Marseille il ‘y a rien et que l’on pourrait s’appuyer sur notre club pour monter le projet. On ne serait pas contre mais pas dans n’importe quelles conditions. On n’est pas prêt pour la Pro A et il faudrait réunir tout le monde autour de la table pour avoir le soutien de tout le monde, le public, le privé…. Après ça n’est pas que l’on refuse, ça nous intéresse mais ça n’était pas nous qui étions candidat pour faire ça à l’heure actuelle. Mais pour l’instant le plus important pour nous c’est de rapprocher notre club de Marseille, développer notre image et voir si après on y arrive sportivement. Je crois que ça serait toujours mieux que sur un dossier administratif.

 

Rémi Giuitta

BasketActu : Les resignatures récentes s’inscrivent dans ce projet de construction du club ?

RG : Elles s’inscrivent dans notre projet, pas dans le projet wild-card. On continue avec des joueurs qui ont montrés qu’ils avaient la valeur de la Pro B comme on fait depuis plusieurs années. Après pour nous le projet wild-card c’est encore loin. Des candidats il va y en avoir beaucoup, peut-être meilleur que nous : Antibes, Pau… Ca n’est pas ce qui va manquer. C’est trop hypothétique pour baser un recrutement là-dessus.

 

BasketActu : est ce que l’on peut attendre d’autres réengagements notamment ceux de joueurs US ?

RG : On est en train de discuter. Ma volonté c’est de garder de la continuité et essayer de maintenir une ossature. On a déjà six joueurs surs de cette année, plus les deux coachs. C’est déjà pas mal. On va voir si on arrive à faire mieux. On va attendre, il y’a beaucoup de joueurs qui sortent de blessures. On va voir ce qui va se passer avec les étrangers car ça n’est jamais simple aussi. Mais la volonté est là, continuer à progresser.

 

 

Crédit photo : FOPB

 

Source : Basketactu.com

 

Par Barbara Youinou - Publié dans : Interview
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 23:04

Si la JSF a réalisé une deuxième partie de saison canon, l’équipe le doit en partie à son polyvalent ailier US.

 

Pour certain, Will Daniels est « né » le soir de la finale des play-offs de Pro B le 11 juin dernier. À Bercy il avait réalisé ce jour-là un match dantesque (15 points, 9 rebonds et 6 passes décisives). Et pour sa première année au sein de l’élite du basket français, l’ailier polyvalent a continué sur sa lancée en réalisant une saison à l’image de celle de la JSF, c’est-à-dire en constant progrès. « C’était le but au début de l’année, d’aller en s’améliorant. A chaque match d’être meilleur, d’être meilleur, d’être meilleur… On savait qu’en gagnant des matchs, avec les gars que l’on avait, avec cette ambiance familiale, la relation avec Pascal (Donnadieu), le fait de respecter les systèmes, ça allait le faire » explique-t-‘il simplement.

Joueur génial mais ô combien frustrant quand il n’exprime pas pleinement son  immense potentiel, Daniels a montré, notamment sur la deuxième partie de saison, qu’il pouvait endosser le costume de leader capable de tirer son équipe vers le haut. « Pascal m’a demandé d’être un leader sur le terrain et j’ai accepté ça. Je lui ai dit que je ferrais tout ce qu’il faut pour aider l’équipe en jouant le rôle que l’on me donnerait ». En avril, ce poste 3-4 a tourné à 19,8 points et 6 rebonds de moyenne au point de décrocher une nomination pour le titre de MVP du mois. « Si je l’ai, je serais content mais je suis candidat au titre de MVP grâce à mon équipe parce qu’on a gagné une série de matchs tous ensemble ». Car parlez-lui performance individuelle, Will Daniels vous ramènera toujours au collectif qui lui « aura permis d’avoir du crédit sur le plan individuel ».

Rien d’étonnant au sein d’un club à l’ambiance familiale très marquée qui a permis à un groupe loin d’avoir la faveur des pronostics d’avant saison de soulever des montagnes au point d’avoir entraperçue la huitième place et les play-offs. Pourtant, comme le souligne le natif de Poughkeepsie, la JSF a toujours cru en ses moyens d’aller chercher le maintien. « On savait qu’on avait beaucoup de potentiel. Le coach nous l’a répété toute l’année. Notre seul objectif c’était de rester en Pro A. Et quand on a été à un moment en lice pour les play-offs, pour nous c’était juste du bonus. Mais nous on savait qu’on avait une bonne équipe depuis le début. On voulait prouver à l’étage supérieur ».

Et dans son cas, il s’est tellement appliqué à le faire qu’il vite devenu l’un des chouchous du public. Plus introverti l’an passé, la confiance aidant, Will Daniels s’est davantage extériorisé et le public le lui a plutôt bien rendu. Il n’était ainsi par rare d’entendre dans les tribunes du Palais des Sports les fameux « Will Will Will » accompagner son nom lors d’un panier marqué, d’un stop défensif réussi. Pour lui, « C’est un plaisir d’être un joueur que les fans aiment bien. J’essaye d’être proche d’eux pour les remercier de leur soutien. Et je veux qu’ils sachent que sans eux, il n’y a pas d’équipe de Nanterre. Ils sont les meilleurs supporters et l’on ne peut rien faire sans eux ».

Pourtant, les supporters pourraient bien ne plus le revoir sous le maillot nanterrien l’an prochain car, en fin de contrat, Daniels n’a pas encore prolongé avec le club francilien (même s’il existe une forte volonté du club de le conserver). « Je suis heureux ici depuis deux ans, j’ai de bonnes relations avec mes coéquipiers, avec  les fans… Mais je ne connais pas mon avenir. Là j’étais juste concentré sur la fin de saison et j’ai maintenant envie d’être chez moi avec ma famille, me reposer... ça a été une longue saison (sourires) ».  Chez lui à New-York où il pourra penser à la seule mauvaise nouvelle venue entacher sa saison : les mauvais résultats des Knicks en play-offs. Mais en fervent supporter, Will leur prédit un avenir radieux. « Je continuerai à rouler pour New-York. Ça restera toujours mon équipe et je sais qu’ils ont des beaux jours devant eux ». Tout comme lui…

 

 

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Par Barbara Youinou - Publié dans : Portrait
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 17:02

Plus défensive qu’à l’accoutumée, l’équipe du MSB a su livrer une prestation complète que JD Jackson juge rassurante avant le début des play-offs.

 

L’objectif c’était de préserver la quatrième place ?

Oui mais il n’y avait pas que ça. On savait qu’on allait jouer Nancy en quarts de finale. L’avantage du terrain n’est pas la seule chose déterminante contre une équipe comme Nancy, une équipe d’Euroleague et championne en titre. Mais c’est quand même un avantage, ça vous donne de la confiance. Ce soir (hier), on est très content de gagner. On se doutait que Nanterre, qui a fait une superbe saison, avait envie de faire la fête devant une salle pleine. Il y’avait beaucoup d’ambiance et de motivation donc c’est vrai que j’étais très méfiant par rapport à ça, à leur rythme. Ils avaient plus de rotations que nous ce soir (hier), ils ont beaucoup de talents et de solutions dans cette équipe. Donc ça aurait pu être vraiment très difficile.

 

Le fait de déjà connaitre votre adversaire en quarts ne vous a-t’-il pas pousser à travailler des choses pour cette série sur ce match ?

On veut se donner une chance pour passer en quarts de finale. C’est vrai qu’en ayant l’avantage du terrain ça aurait pu être bien de ne pas attraper le champion en titre. Mais cette année, on les a battus chez nous donc on est vraiment confiants. Les play-offs sont là mais on essaye de ne pas penser qu’à ça. Mais ce match face à Nanterre avait de l’enjeu pour nous sinon on aurait un faux-match dans le rythme, dans l’intensité. Avec une période de dix jours sans match, il nous fallait une rencontre difficile. Donc pour ça c’était bien, la victoire était quand même essentielle. C’était chaud mais on a su retrouver un peu de sérénité sur la fin, provoquer des lancers-francs et mettre les tirs qu’il fallait pou les mettre à distance quand ils voulaient accélérer le rythme.

 

On a vu une équipe du Mans avec un visage plus défensif qu’à l’ordinaire, c’est quelque chose qui vous satisfait ?

C’est vrai qu’en attaque on est en confiance. Par contre si on ne défend pas avec de l’intensité, on n’a pas de rythme, d’intensité et c’est très important pour nous de pouvoir installer notre tempo. Au cours d’un match, on ne s’en rend pas compte, et ça s’est passé encore ce soir (hier), on avait quinze points d’avance alors qu’on ne sentait peut-être pas une équipe qui dominait. On a juste installé notre tempo avec de la dureté et de l’agressivité. Quand ils reviennent, c’est eux qui avaient cette agressivité. Il y’avait eu quelques doubles-pas inexcusables mais en play-offs c’est quelque chose qu’il faudra éviter.

Après on va dire que l’on défend pour mieux attaquer. Imprimer notre tempo ça on a pu le faire dans les deux/trois dernières minutes pour garder l’avance. On a la capacité de bien défendre et c’est une condition pour pouvoir bien exister.

 

S’il ya quelque chose qui ressort tactiquement avec nous, c’est que lorsqu’on est vraiment dans le « machinal », ça fonctionne mieux. Lorsque Pascal Donnadieu a pris on deuxième temps-mort à la fin, j’avais prévenu mes joueurs en leur disant qu’ils allaient vraiment accélérer, qu’ils allaient essayer de nous agresser. Contre Dijon il y’a deux semaines, on avait vraiment été en échec dans la même physionomie de match donc effectivement alors qu’on n’était pas franchement ridicule, on a réussit à trouver un peu de sérénité sur la fin. On a su défendre comme il fallait. Ça va nous servir pour mieux exister face à Nancy pour être prêt face à une équipe très agressive.

 

Nancy va justement incorporer un nouveau joueur Jimmy Baxter ; quel est votre avis sur lui ?

C’est un très bon joueur, on l’avait vu cette année en coupe d’Europe. On avait eu un match très serré en Slovénie et lui avait été très bon il me semble. C’est un joueur de métier. L’intégration va être rapide mais ça sera à nous de faire en sorte de lui rendre les choses très difficiles. Ça peut-être un facteur X très important avec deux équipes qui sont très proches. Mais je ne crois pas qu’ils vont tout mettre sur ce joueur donc il faudra que l’on soit prêt. Mais on a du matos au poste 3 pour faire face. On verra qui prendra l’ascendant car je ne pense pas qu’une équipe domine complètement la série.

 

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Par Barbara Youinou - Publié dans : Interview
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 16:59

Rarement une défaite n’aura été accompagnée d’autant de sourires mais comme le rappelle Xavier Corosine, l’important était ailleurs.

 

Face au MSB, l’équipe a peut-être concédée la défaite la plus joyeuse de la saison…

(sourires) C’est clair. On avait un peu relâché au niveau des entrainements. On pouvait peut-être s’inquiéter un peu du match de ce soir (hier) sachant que Le Mans venait chercher la quatrième place. Mais on s’est plutôt bien débrouillé, on leur a fait peur jusqu’à la fin. On aurait même pu les titiller un peu plus si on avait mis quelques tirs. Donc malgré la défaite c’était un bon match.

 

Le résultat était presque anecdotique au final ?

Bien sur ce qu’on voulait c’était jouer la gagne, finir sur une bonne note pour pouvoir célébrer la belle saison que l’on a faite avec notre public, essayer de donner la meilleure prestation possible sur le terrain. Je pense que c’est chose fait ce soir (hier). Malgré la défaite on est quand même content de notre prestation qui clôture notre très belle saison.

 

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Par Barbara Youinou - Publié dans : Interview
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